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Vous ne pouvez pas imaginer la quantité de paperasse que représente un dépôt de candidature.

Mise au point de la rédaction - Nudité - Coronavirus

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Notre journaliste interroge des lycéens sur leurs rapports à l'épidémie
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Dans la soirée du 16 août, un de nos journalistes a eu un comportement inapproprié qui a choqué bon nombre de nos confrères ainsi que les personnes présentes sur place. Il faut savoir que les événements se sont produits alors que ce dernier n'était pas en service mais faisait une petite promenade de nuit sur un chemin de campagne, en vérifiant parfois qu'il n'était pas suivi. Alors que son chemin rejoignait la route départementale, le croisement en question s'est soudainement trouvé illuminé comme s'il faisait jour, puis des danseurs de hip-hop ont surgi au son d'une musique du même style, suivi par de nombreux spectateurs venus assister à ce concert improvisé. Notre collaborateur a alors cru bon d'endosser son habit de journaliste afin de réaliser un reportage sur ce spectacle musical. Il s'est alors empressé de se glisser parmi les danseurs puis de se déshabiller en se déhanchant au rythme de la musique, tout en lançant des clins d'œil à certaines spectatrices quelque peu gênées. Soyons clairs. Dans la mesure où le "Journal des Infos" se veut un modèle d'impartialité, de neutralité et d'objectivité, et dans la mesure où un vêtement n'est jamais neutre, nous exigeons désormais de nos journalistes qu'ils exercent leur métier intégralement nus. Nous pensons d'ailleurs être seulement un peu en avance sur notre temps et sommes persuadés que la nudité intégrale sera inscrite comme un impératif dans les prochaines chartes internationales du journalisme. Cependant, il est bien évident que cette nudité n'est pas sensé présenter le moindre caractère érotique ou provocant, ce qui serait en totale contradiction avec le principe de neutralité qui la justifie. En se glissant parmi les danseurs et en se dénudant lascivement, notre journaliste a commis une faute grave pour laquelle toute la rédaction tient à s'excuser. Inutile de dire qu'il sera très sévèrement sanctionné. Moins grave, un autre de nos journalistes a également commis une faute en poussant la nudité jusqu'à ne pas porter de masque durant l'un de ses reportages. Nous tenons donc à rappeler à tous nos journalistes, même si cela tombe sous le sens, que l'exigence de nudité ne dispense en rien de respecter les directives gouvernementales visant à stopper la progression du coronavirus. Ce même journaliste a également fauté en faisant une remarque ironique sur sa propre nudité à l'une des personnes qu'il interrogeait, comme en témoigne son reportage que nous reproduisons ci-dessous.
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Fin de matinée. Je sors de chez moi pour faire un reportage. A peine sortie de mon immeuble, je me trouve face à une dizaine de jeunes hommes qui, bien évidemment, s'esclaffent en me voyant nu. J'essaie, malgré tout, de les interroger. Mais impossible d'obtenir d'eux autre chose que des inepties et des gloussements. Je voudrais transformer leurs têtes en saucisses. Mais j'en suis bien incapable, et de toute façon, je me souviens que je suis là pour enquêter sur la réalité et non pas pour la changer. Et puis, ils ne sont pas bien méchants, simplement ignorants des nouvelles méthodes de journalisme. Je remarque par contre qu'aucun d'eux ne porte de masque !
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Je me rends devant le lycée le plus proche afin de pousser plus loin mon investigation sur les rapports des jeunes à l'épidémie. Un certain nombre de lycéens sortent du bâtiment à ce moment précis. Je n'en vois pas un seul qui porte de masque ! J'essaie d'en interviewer quelques uns. La plupart passent leur chemin sans même me voir. Je finis par rencontrer une quinzaine de jeunes gens bruyants et joyeux, sans masque, qui se regroupent autour de moi. Je tends le micro à un jeune homme en lui demandant pourquoi il ne porte pas de masque. Mais avant qu'il ne me réponde, l'honnêteté m'oblige à faire remarquer :
- Bon... c'est vrai que moi, c'est pas mieux.... Je porte même pas de slip...
Mais il semble n'en avoir que faire, comme s'il ne l'avait même pas remarqué et sans se laisser distraire, essaie de me répondre sérieusement. C'est à cet instant précis que je réalise que non seulement, je ne porte pas de slip, mais que je ne porte pas de masque non plus car je l'ai oublié chez moi.
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Pas grave. Je me rends dans le métro. Dans la rame que j'emprunte, deux jeunes femmes sont assises sur une des banquettes latérales, elles aussi sans masque. J'interroge la plus proche:
- Pourquoi vous ne portez pas de masque ?
- Parce qu'on n'en a rien à foutre...
- Rien à foutre d'être malade ?
- Oui, rien à foutre..
- Rien à foutre de rendre les autres malades ?
Je m'attends à ce qu'elle me répondre encore "oui, rien à foutre" afin de lui demander "rien à foutre de rendre vos parents, vos grands-parents malades ?".
Mais elle me répond plutôt:
- Écoutez... Moi, je travaille à l'hôpital... Et je peux vous dire que nous sommes équipés pour soigner les gens...
Une réponse bien optimiste que la prudence nous obligera à prendre avec beaucoup de pincettes.

Recherche chien ou cochon

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Annonce pour retrouver un chien ou un cochon
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Un couple est à la recherche d'un animal égaré que des amis leur avaient confiés. Ils ne se souviennent plus s'il s'agit d'un chien ou d'un cochon. Ce couple de parisiens avait décidé de passer le week-end chez des amis dans un petit village de Bretagne ou de Normandie. Ces amis leur avait confié l'animal domestique en question pour qu'ils s'en occupent car ils souhaitaient passer des vacances tranquilles chez eux sans leur animal. Le coupe de parisiens est alors parti avec l'animal prendre une chambre dans un hôtel dont ils ne savent plus s'il était situé à Rennes ou à Caen. Dans la chambre d'hôtel, l'animal est devenu ami avec un chat. Puis le couple a décidé de quitter l'hôtel quelques jours pour explorer la région tout en laissant le chien ou le cochon avec le chat dans la chambre. Lorsque le couple est revenu à l'hôtel, il n'y avait plus seulement un chat mais trois ou quatre chats. Quant à l'animal dont ils avaient la garde, il avait disparu. Ils ne l'ont pas retrouvé depuis. Si vous habitiez ou étiez récemment dans la région de Rennes ou de Caen et avez aperçu un chien ou un cochon qui semblait égaré, merci de contacter au plus vite le 08.09.08.05.06.077. Surtout s'il s'agit d'un chien ressemblant à un cochon ou d'un cochon ressemblant à un chien.

Elle défèque dans la rue pour combattre les préjugés sexistes

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Une femme se déshabille en pleine rue, à Aix-en-Provence.
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Aix-en-Provence, ce mardi à 11h30. Une femme d'une trentaine d'années se tient debout à l'angle de l'avenue de Craponne et du Boulevard du Roi René. Un homme l'accompagne et la filme avec son smartphone. La femme semble nerveuse. Elle répète: "il faut que que je le fasse... il faut que je le fasse..." L'homme qui la filme lui lance des signes d'encouragements. Alors, elle ôte ses vêtements, les laisse tomber par terre, se retrouve nue en pleine rue. Intégralement. Restant debout, elle urine. Puis, toujours debout, elle défèque sur le trottoir. Enfin, elle se rabaisse, ramasse un morceau de ses excréments, se relève et écrit sur le mur avec ses matières fécales "MERDE A"... Elle ne peut pas continuer car des policiers l'embarquement. On saura plus tard qu'elle voulait écrire "MERDE AU SEXISME".
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Cette femme, c'est Anne-Marier Pourier, militante féministe. Contactée par téléphone, elle nous explique son geste: "Je ne n'ai pas seulement voulu me montrer nue comme le font les femen, pour crier que les femmes n'ont pas à avoir honte de leur corps, j'ai aussi voulu mettre un terme au préjugé sexiste qui veut que les femmes ne puissent pas uriner debout comme le font les hommes. Et j'ai surtout voulu montrer que les femmes peuvent faire faire caca comme les hommes et qu'elles n'ont pas à en avoir honte." Une démarche qui peut sembler insolite mais que la militante nous explique fort clairement: "On m'a reproché de faire ça sous les yeux des enfants, au moment même où les plus petits quittent l'école... Mais c'est précisément à eux, surtout aux petits garçons, que le spectacle s'adresse ! Car ce sont eux qui, s'imaginant les femmes comme des reines et princesses, ne peuvent pas penser qu'elles font aussi caca, comme eux ! Et c'est parce qu'ils ont cette image idéalisée des femmes que, découvrant plus tard que les femmes ne correspondent pas à cette image bien propre, ils deviennent violents et agressifs avec elles. On le sait tous: pour lutter efficacement contre le sexisme, il faut combattre les préjugés sexistes dès le plus jeune âge. Et c'est ce que j'ai décidé de faire après avoir réalisé que l'idée que les femmes sont trop belles pour faire caca était le premier de ces préjugés". Anne-Marie Pourier comparaîtra le 14 octobre pour exhibitionnisme et dégradation volontaire de l'espace public. "C'est scandaleux ! On nie le caractère éminemment politique et éducatif de mon acte ! Comme si je faisais ça par plaisir de m'exhiber et par désir de salir l'urbanisme !" Cependant, les peines encourues ne lui font pas peur: "Si seulement une femme pouvait éviter de mourir sous les coups de son compagnon grâce à mon geste, alors, je serai comblée et peu importe le reste !" C'est évidemment tout le bonheur qu'on lui souhaite.
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Sur le site de la militante, on peut voir la vidéo de la performance. Des effets spéciaux ont été rajoutés de telle sorte qu'à la fin de la séquence, on voit la matière fécale bouillir puis recouvrir peu à peu la totalité de l'écran. En conclusion, sur cette matière fécale apparaît en lettres violettes cette inscription: "MADRE". Puis les lettres bougent doucement pour prendre une nouvelle place et former le mot "MERDA". Un jeu de mot sur les mots "mère" et "merde" en italien de manière à bien faire comprendre aux petits garçons que leur maman aussi fait caca.

WatchCovid: l'application pour suivre la réanimation de ses proches

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Watch covid permet de suivre en temps réel l'état de santé d'un proche en réanimation.
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On connaissait "StopCovid", l'application encouragée par le gouvernement pour prévenir le coronavirus. Voici maintenant "WatchCovid", l'application qu'on vous demandera de télécharger lorsque vous accompagnerez vos proches atteints du virus à l'hôpital pour réanimation. Si vous ne pourrez évidemment pas les accompagner physiquement jusqu'à leur chambre, cette application vous permettra de suivre leur état de sante en direct. L'interface est tout ce qu'il y a de plus épuré: le schéma d'une batterie, avec inscrit à l'intérieur un pourcentage et la jauge correspondante, quasiment identique à ce qui vous sert d'indicateur de charge pour votre smartphone, sauf qu'il s'agit ici de vous informer avec précisions sur l'état de santé de votre proche, 0% pour la mort clinique et 100% pour la guérison totale.
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Nous interrogeons Patrick qui scotché à l'écran de son smartphone, suit nerveusement l'état de sa sœur: "C'est très angoissant... A un moment donné, j'ai vu la jauge à 0% !... J'ai commencé à paniquer, je me suis demandé si elle n'était pas morte... Heureusement, c'est remonté... Mais ça s'est arrêté à 3%.. Et depuis, ça n'a pas bougé... J'espère qu'ils vont bientôt faire en sorte que ça remonte beaucoup plus haut !" Une application angoissante, certes, mais qui a au moins le mérite de la transparence.

"Democracy Story" : l'émission de télé-réalité animée par Cyril Hanouna et Étienne Chouard

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Hanouna et Chouard observent le candidat qui évolue dans un supermarché.
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On croyait à une plaisanterie mais les téléspectateurs ont pu constater mercredi dernier qu'il n'en était rien. Le militant controversé Étienne Chouard co-anime désormais une émission sur C8 avec Cyril Hanouna. Il semble que la télévision ait pardonné au professeur retraité d'avoir douté des chambres à gaz durant 124.58 secondes, bien au delà de la durée maximale autorisée qui est de dix secondes. "Cyril m'a appelé en me proposant d'animer avec lui une émission d'expérimentation de ce que pourrait être une démocratie authentique d'après mes travaux. L'idée m'a paru bonne. Je n'apprécie pas spécialement la télévision qui est aux mains des très riches, mais je pense que les rares fois où l'on a l'occasion de subvertir le système et de faire passer les idées importantes, il faut savoir la saisir." nous explique Étienne Chouard au téléphone. "J'ai bien expliqué à Cyril qu'une assemblée démocratique ne devait pas être élue, mais tirée au sort. Il m'a assuré que l'assemblée qui serait présente sur le plateau serait bien tirée au sort. Je lui ai aussi bien dit que l'assemblée ne devait pas seulement voter mais aussi délibérer. Il m'a promis qu'il se ferait une joie d'animer ces délibérations."
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Au final, a quoi a-t-on pu assister mercredi dernier ? L'assemblée démocratique promise était constituée d'une dizaine de personne réunies autour de deux tables rondes dans un bar branché, en compagnie de Cyril Hanouna et Étienne Chouard. Assemblée choisie selon un tirage au sort étrangement masculin puisqu'il n'y avait que deux femmes. L'objet des délibérations démocratiques, c'est la vie de Jérôme, le héros de la soirée, un jeune homme qui n'est pas présent sur le plateau, mais qui se contente de vivre sa vie, munie d'une oreillette et d'une caméra espion sur son épaule, de manière à ce que les images soient directement envoyées et commentées par les tirés au sort. Tous les choix que doit faire Jérôme durant sa journée, ce qu'il achète au supermarché, les endroits où il se promène, les personnes avec qui il converse sont soumis à la délibération de l'assemblée démocratique dont le résultat est communiqué par Cyril Hanouna via l'oreillette. Le candidat est alors contraint d'obéir sans quoi il perdrait le voyage aux Maldives qui lui a été promis.
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Le moment le plus marquant de cette journée, c'est évidemment lorsque Jérôme rencontre une jolie jeune femme fort souriante et avenante qui semble intéressée par le jeune homme. Le problème est que Jérôme, lui, n'est pas très intéressé et préfère passer son chemin sans donner suite à cette rencontre. L'assemblée démocratique s'y oppose vigoureusement. "On rêverait tous d'être à ta place ! Quand on croise une aussi jolie fille et qu'elle t'envoie des signaux aussi évidents, on n'a pas le droit de refuser !" s'énerve Christophe, un des membres de l'assemblée. A sa gauche, Gérard s'emporte : "Moi, j'adorerais coucher avec elle ! Tu pourrais au moins le faire pour nous !". Alors, bon gré mal gré, Jérôme se soumet au verdict démocratique et donne rendez-vous à la jeune femme. Le reste se passe de passe de commentaires. Un divertissement éducatif animé par Cyril Hanouna avec la vitalité qu'on lui connaît. Quant à Etienne Chouard, on ne l'a presque pas entendu parler et l'on a du se contenter de voir les caméras montrer son habituel sourire un peu triste pour ponctuer les débats. Il semble qu'au final, sa présence était plus symbolique qu'autre chose.

Le jeu de "j'ai pris ton nez" bientôt interdit ?

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Le jeu de "J'ai pris ton nez" constitue une amputation mentale.
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"J'ai pris ton nez !" vous a-t-on dit alors que vous aviez quatre ans; en guise de nez on vous montrait alors une partie du pouce de l'auteur facétieux de cette plaisanterie. Ce jeu qu'à peu près tout le monde a connu durant son enfance, vous ne pourrez peut-être plus y jouer avec vos enfants. Un projet de loi est en préparation au ministère des solidarités et de la santé visant son interdiction pure et simple. Pas tant parce que certains parents ne mesurant pas leur force ont réellement arraché le nez de leurs enfants, ce phénomène étant tout de même extrêmement rare, bien que copieusement relayé sur les réseaux sociaux. Mais surtout parce que certains psychologues dénoncent le traumatisme que peut induire une telle pratique. "Faire croire à un enfant qu'on le mutile, ça ne peut évidemment pas être sans conséquence !" nous affirme le docteur Michel Tournedeau. "Même si on ne le mutile pas physiquement, on produit une forme de mutilation mentale bien réelle dont l'enfant aura à subir le poids toute sa vie." précise-t-il.
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Du côté de l'opposition, on émet déjà des critiques. Pour le député républicain Guillaume Ledépart, "Il y a peut-être des problèmes plus importants à régler ! N'était-il pas plus urgent d'interdire le jeu de la petite bête qui monte, qui monte, qui monte, incitation à peine voilée aux attouchements pédophiles ?". Chez "Europe Ecologie les verts", c'est le jeu "révoltant" de "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui rira aura une tapette" qui est visé parce qu'il encourage l'idée que "toute joie sincère exprimée dans le rire doit être réprimée par un acte de violence physique" selon le député Éric Auculot.
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La protection de l'enfance est peut-être un sujet suffisamment sérieux pour que l'on sache dépasser ces clivages partisans en vue de produire un projet de loi exhaustif contre tous ces abus.

A ne pas manquer : L'Ile aux chats (fiction)

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Les minets donnent du fil à retordre à Max et Flint, lors du 1er tour des élections.
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Les minets donnent du fil à retordre à Max et Flint, lors du 1er tour des élections.
Téléfilm franco-brésilien de Jon Branswick (2008) - Mardi 20 : 50
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Un milliardaire américain antispéciste décide de confier la gestion d'une ville entière à la gent féline. Pour mener à bien son projet, il fait appel à Max (Malcolm Laughann) et Flint (Burt Wagonner), deux anciens comédiens prêts à tout pour redonner un élan à leur carrière. Les choses se compliquent lorsque les chats doivent choisir leur maire. Humour et burlesque au rendez-vous.
A voir en famille...

Nicolas Jourenceau, futur leader naturiste ?

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Homme nu devant ses collègues de travail
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Préparant déjà les élections de 2007, le PNR (Parti Naturiste Révolutionnaire) aurait demandé à Nicolas Jourenceau d'être son porte-parole et éventuellement de le représenter aux élections ( présidentielles?)

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Si peu de gens connaisse le PNR, qui a oublié Nicolas Jourenceau? A l'issue des élections législatives de juin 1998, Nicolas Jourenceau, sous l'étiquette de la SFIO, est élu Chef en juin 2000 et accède à la sous-présidence de gauche. Dés son premier jour à la Réunion des Chefs, ce jeune homme de 20 ans peu habitué à la vie politique fait scandale en osant faire ce que personne n'avait osé faire avant lui.
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Alors que, comme chaque jour, le tiers des membres de l'assemblée préféraient jouer aux cartes plutôt que de prendre part aux débats, pratique certes discutable mais rentrée dans la tradition politique française depuis des années, Nicolas Jourenceau se lève, fait le tour de l'assemblée et confisque la totalité des jeux de cartes sous les yeux stupéfaits des Chefs et le sourire prudent de Charles Turin, le Grand Chef d'alors. Si quelques-uns ont cru bon à l'époque d'approuver cette provocation, difficile cependant de ne pas voir son caractère proprement suicidaire. Dès son entrée au sénat, Nicolas Jourenceau se faisait de nombreux ennemis, dont certains membres de sa propre formation politique. Déjà à l'époque, Louis Maurras l'invite mettre de l'eau dans son vin.

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Conseil vain. C'est le moins qu'on puisse dire. Un mois plus tard, Nicolas Jourenceau, en plein séance, se déshabille calmemement... et fait le tour de l'Assemblée, entièrement nu. A l'époque, Nicolas Jourenceau avait expliqué son acte en affirmant qu'il voulait par là "faire un pied de nez à la mascarade que constitue cette assemblée, dénoncer son caractère dérisoire et mensonger." Louis Maurras ne l'entend pas du tout de cette oreille. Nicolas Jourenceau est exclu de la SFIO. Un mois plus tard, il donne sa démission de la Réunion des Chefs.

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Conseil vain. C'est le moins qu'on puisse dire. Un mois plus tard, Nicolas Jourenceau, en plein séance, se déshabille calmemement... et fait le tour de l'Assemblée, entièrement nu. A l'époque, Nicolas Jourenceau avait expliqué son acte en affirmant qu'il voulait par là "faire un pied de nez à la mascarade que constitue cette assemblée, dénoncer son caractère dérisoire et mensonger." Louis Maurras ne l'entend pas du tout de cette oreille. Nicolas Jourenceau est exclu de la SFIO. Un mois plus tard, il donne sa démission de la Réunion des Chefs.

Dangers des OGM

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Ses cheveux se transforment en carottes râpées
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On ne connaît pas encore toutes les conséquences que peuvent avoir les Organismes Génétiquement Modifiés. De nombreux chercheurs s'attellent à explorer toutes les capacités des OGM ainsi que leurs dangers. A l'heure actuelle, ce domaine de la science est, pour une partie, au stade expérimental. Néanmoins, les OGM commencent déjà à fréquenter nos assiettes. Il est légitime de s'inquiéter quant à la consommation de ce genre de produits. En effet, par définition, un OGM est hybride, donc pas vraiment naturel, ce qui veut dire qu'il peut entraîner des bouleversements dans l'équilibre écologique et sanitaire.
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Il y a quelques semaines, la santé de jeunes étudiants a été gravement mise en danger suite à la consommation d'Organismes Génétiquement Modifiés.

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Une sauce à base de tomates génétiquement modifiées a été servie dans une cafétéria d'un IUT, à Saint-Gency. L'ingurgitation de cette sauce a eu un effet qu'aucun scientifique n'a jamais pu prévoir ! En effet, Rémi, étudiant de 19 ans, après avoir avalé une seule cuillerée de cette préparation culinaire a senti une étrange modification s'opérer en lui. Peu après, il s'est rendu compte que ses cheveux poussaient à une vitesse inexplicable. Il se retrouvait un peu dans la situation des Dupondt à la fin de Tintin au pays de l'Or noir. Cependant, les malheurs de Rémi ne se sont pas arrêtés là.
Texte
Rapidement, Rémi a senti un changement dans la structure même de sa chevelure. Il a passé plusieurs fois la main dans ses cheveux et a constaté que ceux-ci devenaient de plus en plus rugueux et humides. Puis, au fur et à mesure qu'il se grattait la tête, ses cheveux ont commencé à tomber en masses par terre. Rémi s'est trouvé horrifié quand ils les a vus gisant sur le sol. En effet, ses cheveux avaient changé de couleur et étaient devenus orange. Rémi a alors continué à agripper les touffes de sa chevelure. Celles-ci s'arrachaient facilement de con crâne. En regardant ses mains remplies de résidus de son étrange "tignasse", Rémi a dû se rendre à l'évidence : ses cheveux s'étaient transformés en carottes râpées.

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"Inexplicable !" ont répété les scientifiques soi-disant compétents sur le sujet. Ceux-ci ne comprennent pas comment la consommation d'OGM a pu entraîner de tels effets. Et pourtant, Rémi peut témoigner de cette terrible expérience qu'il a vécu. Les savants ne peuvent pas contester la véracité des faits ! On peut, tout de même, s'étonner que ces scientifiques ne s'expliquent pas ces phénomènes et, pire, ne semblent pas vouloir en répondre. Cette même sauce à base de tomates de types OGM a aussi eu des effets étranges sur un plat de spaghettis, transformant ceux-ci en vers de terre. Je préfère passer sur les détails assez répugnants de ce cas.

Texte
Certes, les OGM constituent une grande évolution technologique. Cependant, les dangers qui en découlent sont proportionnels à cette avancée. Les scientifiques ne doivent donc pas être les seuls à décider de l'utilisation des OGM. C'est toute la société qui doit s'interroger sur ce problème. Actuellement, la question de l'utilisation des OGM est laissée à nos députés européens. Pourtant, ce sujet, aussi grave soit-il, n'a pas semblé particulièrement inciter les citoyens à se rendre aux urnes dimanche dernier, pour les élections européennes.

Le mannequin de Félicien Barnadu

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Femme empaillée
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Tant a déjà été raconté à ce sujet. Et nombreux ont été les articles truffés d'inexactitudes, commises par des journalistes peu scrupuleux. Certes, un fait divers, par définition, ne constitue pas un événement majeur. Mais, un fait divers est toujours révélateur d'un phénomène de société. On ne peut donc pas se permettre de transformer la réalité. Tout bon journaliste qui se respecte ne doit pas s'accorder d'affabulations. Le journal se devait de rétablir la vérité. Voici donc le récit des faits, établi d'après le témoignage de Bastien, l'un des trois étudiants ayant vécu l'histoire...

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"Alors, nous étions au Festival des Bouquinistes Obscurs qui a lieu la nuit, devant le château de Valréon. J'étais accompagné de Thomas et Jérémy, deux bons amis de la fac. Nous flânions devant les stands à la recherche de livres étonnants que l'on ne peut trouver que dans ce genre de manifestation. Je suis d'ailleurs tombé sur une édition originale du fameux roman de Marc Ronquin, Draculette, que je me suis empressé d'acheter. Un peu après, un homme nous a interpelé par nos prénoms, c'était M. Barnadu, notre professeur de philosophie générale. Cette rencontre fortuite nous a agréablement surpris. Nous en avons profité pour parler littérature. Après avoir passé un agréable moment, M. Barnadu nous a invité à boire un verre chez lui, le festival prenant fin. Evidemment, nous avons accepté, heureux de prolonger ces instants de conversation avec notre professeur. Il nous a donc emmené en voiture jusqu'à son domicile.
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Nous sommes alors arrivés dans une petite rue de lotissement périphérique assez sombre. La maison de M. Barnadu était déjà éclairée de l'intérieur. Cela a éveillé ma curiosité étant donné que je savais que notre professeur vivait seul, ayant perdu sa femme dans un accident de voitures. Il nous a donc fait pénétrer chez lui. Arrivés dans le salon, nous avons vu, posé sur un des fauteuils, un étrange mannequin en plastique. Il était laid, malingre et faisait penser à une vieille poupée de taille humaine. Mes amis et moi étions quelque peu déconcertés et avons donc demandé à notre professeur l'utilité d'un tel objet. Un certain état de joie et d'excitation s'est alors emparé de lui. Il nous a expliqué, d'une manière assez confuse, que ce mannequin lui servait d'exutoire pour se libérer de ses pulsions violentes. Un punching-ball, en quelque sorte... M. Barnadu s'est ensuite précipité dans une pièce voisine, nous disant qu'il cherchait quelque chose.Thomas, Jérémy et moi n'étions pas tranquilles. L'ambiance était sinistre et nous commencions à être fatigués. Quelques minutes après, notre professeur nous a rejoint, un fusil de chasse à la main.
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Nous avons commencé à nous inquiéter quant aux intentions de M. Barnadu. Celui-ci voulait, en fait, que l'on s'amuse à tirer quelques cartouches sur le mannequin en plastique. Mes amis et moi avons trouvé cette idée très incongrue. Nous avons d'abord refusé, prétextant l'envie de rentrer chez nous. Mais, il a commencé à s'énerver. Devant son insistance malsaine, j'ai finalement accepté d'essayer sa carabine. Il me l'a donc tendu. Lentement, dans un silence troublant, j'ai pointé le canon de l'arme vers la poupée. J'ai fermé un oeil, je visais... Je me concentrais sur l'objet. J'avais comme envie de l'esquinter le plus possible pour en finir avec cette soirée devenue peu rassurante. Je tremblais légèrement. Tout en fixant le mannequin, je tentais de stopper définitivement la faible vibration qu'exerçait le fusil. Peu à peu, j'y suis parvenu. Je commençais à presser doucement sur la gachette. Alors, j'ai eu l'impression qu'un frémissement quasi-imperceptible parcourait le mannequin. J'ai d'abord cru que celui-ci était le fruit de mon imagination. Le coup était prêt à partir quand j'ai vu, très distinctement, les yeux de la poupée cligner. Ne pouvant plus faire machine arrière, j'ai vite dévié la trajectoire du canon de l'arme afin de ne pas toucher le mannequin.
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La balle a frôlé l'étrange pantin pour finir dans le mur. Un cri strident s'est alors échappé de ce qui devait faire office de bouche à ce que nous avions considéré jusque là comme un objet. Puis, le cri s'est transformé en un pleur. Oh, quel pleur... Il était doux, déchirant et contrastait avec la difformité de la personne qui la répandait. Thomas, Jérémy et moi étions profondément émus par cette triste petite musique gémissante. Nous nous sommes regardés un instant, tous trois complétement décontenancés. M. Barnadu, lui, était passé de son état d'euphorie à un état d'effondrement. Il ne cessait de répéter : "Je suis un misérable !" Mes amis et moi avons donc pris la décision d'appeler la police, définitivement persuadés que le supposé mannequin en plastique était, en fait, une femme bien vivante."

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Une enquête menée par la police a finalement permis d'élucider le mystère. Tout d'abord, il a été révélé que la femme de Félicien Barnadu, répondant au prénom de Colette, a certes été victime d'un accident de voitures mais qu'elle n'y a jamais trouvé la mort. Cet accident lui a quand même laissé de très graves séquelles physiques : paralysie quasi-totale, déformation du visage dûe à des brûlures très sérieuses... A cette époque, les médecins étaient extrêment pessimistes quant au rétablissement de la malheureuse. Ils ont décidé de se servir abondamment de prothèses en plastique qu'ils ont placé sur de nombreuses parties du corps de Colette Barnadu, y compris sur son visage. Cette utilisation excessive d'appareils de prothèse a donné à l'accidentée cette apparence d'objet inerte, cet aspect de mannequin inanimé.
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L'enquête a aussi permis de comprendre les intentions de Félicien Barnadu. Celui-ci était vraiment amoureux de sa femme. Mais, suite à l'accident, ses relations avec elle ont été bouleversées. En premier lieu, la communication avec elle est devenue pratiquement impossible. En effet, Colette Barnadu a vu une grande partie de ses sens affectée et elle éprouve beaucoup de mal à articuler des sons. De plus, elle a perdu toute sa beauté, ce qui a énormément perturbé son mari. Enfin, celui-ci s'est vu contraint à s'occuper de sa femme, du fait de sa paralysie, à longueur de journées. Bref, M. Barnadu était devenu aussi malheureux que sa compagne. Peu à peu, il a commencé à la délaisser et à la nourrir de moins en mois, ce qui d'ailleurs explique son état chétif. Puis, il est devenu violent avec elle.
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Pour en finir avec ce calvaire, Félicien Barnadu a décidé de mettre fin aux jours de sa femme. Il a donc imaginé ce plan macabre de tir à la carabine faisant porter le chapeau à une autre personne que lui. Ainsi, il s'est rendu au Festival des Bouquinistes Obscurs, sachant qu'il y trouverait sans doute une connaissance pouvant jouer le rôle du meurtrier.

Pourquoi certains étudiants s'endorment sur leur copie ?

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Les étudiants s'endorment sur leur copie
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Les vacances de Pâques sont bientôt terminées pour tout le monde. Les étudiants entrent dans la dernière ligne droite avant les examens. Dans certaines facultés de Lettres, de sérieuses difficultés se font pressentir quant au bon déroulement des épreuves de Juin. En effet, les effectifs sont tellement importants que la gestion des salles d'examen devient parfois un véritable casse-tête. Pour prévenir ces problèmes, l'administration de quelques universités a pris une initiative on ne peut plus étonnante.

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L'idée a germé à la faculté de Lettres et Sciences humaines d'Aix-en-Provence. Emile Isnart, professeur d'ethnologie, nous explique : "Ces dernières années, le nombre d'étudiants a été en constante augmentation. Cela n'a semblé préoccuper personne mais, aujourd'hui, la situation a vraiment atteint un point critique. Pour les partiels de Janvier, la faculté ne possédait tout simplement pas assez de salles pour faire passer les examens à tous les étudiants. Nos locaux étaient arrivés à saturation. Le seul moyen de faire passer les épreuves était d'augmenter la durée de la période d'examens. On aurait pu ajouter une semaine de partiels mais l'administration a jugé cette alternative inenvisageable dans la mesure où cela aurait trop empiété sur le second semestre. La seule solution était donc de mettre en place des examens de nuit."

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Cette curieuse idée que constitue l'examen de nuit a réellement été mise en oeuvre en Janvier, à la faculté de Lettres et Sciences humaines d'Aix-en-Provence. Concrétement, cela consiste à faire passer des épreuves de 20h00 à 08h00, créneau horaire où, habituellement, la faculté est fermée. Ainsi, certains examens ont lieu de 20h00 à 00h00. Ceux-là, bien qu'assez épuisants pour les étudiants, ne semblent pas poser de problèmes particuliers. D'autres se déroulent de 00h00 à 08h00 et incluent quelques heures de sommeil. Ce dernier créneau horaire s'avère particulièrement éprouvant. Il n'est alors pas rare de voir certains étudiants arriver en salle d'examen munis de thermos de café et parfois d'oreillers afin de s'octroyer quelques heures de sommeil réparateur. Cette solution de l'examen de nuit permet, certes, de faire passer les épreuves à tous les étudiants mais n'offre évidemment pas des conditions de travail satisfaisantes. C'est, d'ailleurs, ce que pensent la majorité des étudiants ayant passé une épreuve entre 00h00 et 08h00...

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Solène, 20 ans, étudiante en psychologie, a passé un examen de nuit en Janvier et témoigne : "J'ai été assez prévoyante, contrairement à certains. Ainsi, j'ai eu la bonne idée de dormir une bonne partie de la journée précédant l'épreuve de nuit. J'ai aussi, bien entendu, apporté du café et quelques en-cas. Malgré tout, je n'étais pas au mieux de ma forme et je pense que j'aurais pu réussir davantage mon épreuve dans des conditions normales. Je mise donc beaucoup sur l'indulgence des correcteurs..."
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Emmanuel, lui, a eu beaucoup moins de chance et apporte un témoignage un peu différent : "J'avoue que c'est une expérience à vivre. C'est vraiment fascinant, un examen la nuit. Mais, il est très dur de rester concentré. Vers trois heures du matin, la plupart des étudiants dormaient, sauf moi. Je crois que je suis resté une bonne heure à contempler une fille en train de dormir. C'était très beau. Dommage que ce spectacle ait été gâché par le ronflement de mon voisin de derrière." Les yeux un peu humides, Emmanuel nous explique qu'il avait fait son devoir entièrement au brouillon et qu'il s'est accordé ensuite quelques heures de sommeil, pensant qu'il aurait le temps de recopier le tout au propre au petit matin. Malheureusement pour lui, il s'est réveillé beaucoup trop tard, environ dix minutes avant la fin de l'épreuve, et, le temps de recouvrer totalement ses esprits, il n'a pu que rédiger l'introduction de sa dissertation sur la feuille à rendre. Ce genre d'histoire est arrivée à beaucoup d'étudiants et la plupart d'entre eux sont extrêmement dubitatifs quant à la mise en place à long terme de l'examen de nuit.

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L'examen de nuit doit donc être moins interprété comme une réelle solution que comme un appel au secours venant des facultés de Lettres. Il serait donc temps, pour l'Etat, de considérer l'Education comme un secteur-clef. L'enseignement supérieur traverse actuellement une crise grave. L'Education est rarement vue comme étant un investissement sérieux alors qu'elle en constitue un à part entière. Nos dirigeants devraient donc s'occuper de ces problèmes inquiétants en n'oubliant pas que la base d'une nation rayonnante est un système éducatif de qualité.

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